Mordre (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
(se conjugue comme Attendre ). XI e siècle. Issu du latin mordere, de même sens.
1. Serrer quelque chose entre ses dents de manière à l'entamer, y planter ses dents. Mordre une pomme. Un chien l'a mordu au bras. Il a été mordu jusqu'au sang. Mordre à belles dents . Pron. réfléchi indirect. Il s'est mordu la langue. Se
2. Par anal. Intranst. En parlant de choses qui rongent, creusent, entament. L'eau-forte mord sur les métaux. Cette vis n'a pas mordu dans le bois, elle n'y a pas pénétré. Les pneus mordent mal sur la neige. Faire
Mordre plus avant dans l'étoffe, faire la couture un peu plus loin du bord de l'étoffe, pour qu'elle ne se défasse pas
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
("Je mords, tu mords, il mord; nous mordons. Je mordais. Je mordis. Je mordrai. Mords. Que je morde. Que je mordisse. Mordant. Mordu.") Serrer avec les dents de manière à entamer. "Un chien l'a mordu, l'a mordu au bras. Ce chien mord les passants, leur mord les jambes. Être mordu par un chien enragé. Il s'est mordu la langue. Il l'a mordu jusqu'au sang." Absolument, "Ce chien mord cruellement. Mordre dans un morceau de pain."
Par extension, il se dit aussi des Oiseaux, de quelques insectes et de la vermine. "Le perroquet mord. Cet enfant est tout mordu de puces."
Fig. et fam., "Mordre le sein de sa nourrice," Se montrer ingrat.
Fig. et fam., "Se
Fig. et fam., "S'en
Prov. et fig., "Chien qui aboie ne mord pas." Voyez
Fig. et fam., "Mordre à la grappe," Saisir avec empressement une proposition, croire aveuglément à une promesse.
Fig. et fam., "Mordre à l'hameçon," se dit d'une Personne qui se laisse séduire par une proposition qui cachait un piège.
Fig., "Mordre la terre," Être terrassé. "Il a fait
Poétiquement, "Mordre la poussière," Être renversé, tué dans un combat.
MORDRE signifie familièrement Prendre du goût pour une étude, y faire des progrès. "Cet enfant commence à
Il se dit figurément de Plusieurs choses inanimées qui rongent, qui creusent ou qui percent. "L'eau-forte mord sur les métaux. L'eau- forte n'a pas assez mordu sur cette planche. La lime ne mord point dans l'acier bien trempé. Le burin a trop mordu en cet endroit. L'ancre n'a pu
"Cette vis n'a pas mordu dans le bois," Elle n'a pas pénétré dans le bois.
"Les dents de cette roue ne mordent pas assez sur le pignon," Elles n'engrènent pas assez.
En termes de Pêche, il signifie saisir l'appât. "Le poisson mord, ne mord pas."
En termes de Gravure, "Mordre une planche," ou "Faire
MORDRE, en termes de Typographie, signifie Dépasser, déborder. "La vignette mord sur les lettres," Elle avance sur les lettres.
En termes de Couture, "Il faut
MORDRE signifie, au figuré, Médire, reprendre, critiquer, censurer avec âpreté. "Il cherche à
Dictionnaire d'Emile Littré
1 Entamer avec les dents. Un chien enragé l'a mordu. Il a été mordu d'une vipère.
J. J. ROUSS.: « Dans le premier transport de ma douleur, je me jetai sur le glacis et je mordis la terre »
V. HUGO: « Qui leur eût dit que.... Les chevaux de Crimée un jour mordraient l'écorce Des vieux arbres du grand Louis ? »
Fig.
PASC.: « Rien que la médiocrité n'est bon ; c'est la pluralité qui a établi cela, et qui mord quiconque s'en échappe par quelque bout que ce soit »
A. DE MUSSET: « Un pâle pamphlétaire.... S'en vient, tout grelottant d'envie et d'impuissance, Sur le front du génie insulter l'espérance, Et
Fig. Mordre le sein de sa nourrice, se montrer ingrat.
VOLT.: « Ne mordez jamais le sein de vos nourrices »
Fig. Se
Se
RÉGNIER: « De rage, sans parler, je m'en mordais la lèvre »
LA FONT.: « Mordant ses lèvres de dépit »
VOLT.: « Si quelqu'un disait un bon mot, les autres baissaient les yeux et se mordaient les lèvres de douleur de ne l'avoir pas dit »
Fig. Se
FÉN.: « Il [Télémaque] parle ainsi, et tous ces princes se mordent les lèvres et ne peuvent assez s'étonner de la vigueur avec laquelle il vient de parler »
S'en
TH. CORN.: « Car on tient que, deux jours après son mariage, Il s'en mordit les doigts »
VOLT.: « Je crois que Lambert se mordra les pouces de m'avoir réimprimé ; dix volumes sont durs à la vente ; Dieu le bénisse et ceux qui liront mes sottises ; pour moi je voudrais les oublier »
Se
BOILEAU: « Dès que j'y veux rêver [à louer], ma veine est aux abois ; J'ai beau frotter mon front, j'ai beau
Mordre ses ongles, se ronger les ongles avec les dents ; et fig. se travailler l'esprit pour faire quelque composition en vers ou en prose.
Fig. et familièrement. Je ne sais quel chien l'a mordu, je ne sais quel caprice le prend.
MOL.: « Quelque chien enragé l'a mordu, je m'assure »
2 Par extension, entamer avec le bec ou les suçoirs, se dit en parlant des oiseaux, des insectes. Le perroquet le mordit. Cet enfant est tout mordu de puces.
3 Absolument. Ce chien est dangereux, il mord. Mordre dans un morceau de pain.
VOLT.: « Nos dogues mordent par instinct de courage, et lui par instinct de bassesse »
BUFF.: « Il [l'agouti] mord cruellement »
Fig. Il [J. B.
VOLT.: « Rousseau] a fait une épigramme sanglante contre vous ; elle commence ainsi.... Ce malheureux veut toujours
Mordre jusqu'au sang, serrer entre les dents jusqu'à ce que le sang vienne.
VOLT.: « Il mord jusqu'au sang, en faisant sembler de baiser la main ; il sera mordu de même »
Mordre à l'hameçon, se dit du poisson qui saisit l'appât et l'hameçon.
AMEILHON: « S'il était des poissons dont la pêche réussissait lorsque la lumière du jour avait disparu, d'autres aussi ne mordaient jamais à l'hameçon ou n'approchaient jamais des filets dans les ténèbres »
Fig. Mordre à l'hameçon, se laisser séduire par une proposition qui a été faite pour tromper, pour surprendre.
LESAGE: « Charmé de ce qu'il mordait si bien à l'hameçon »
Fig. Il mord à la grappe, il trouve agréable ce qu'on lui dit, ce qu'on lui propose.
LESAGE: « Elle s'aperçut que nous mordions à la grappe »
Fig. Mordre à quelque chose, y prendre goût, y faire des progrès. Ce jeune homme mord aux mathématiques.
CH. DE SÉVIGNÉ: « Comme elle [Pauline, la nièce de M. de Sévigné] a, ainsi que son oncle, la grossièreté de ne pouvoir
Il n'y saurait
4 Poétiquement. Mordre la poudre, la poussière, la terre, être tué dans un combat.
CORN.: « ....Dont la main.... Met Égée en prison et son orgueil à bas, Et fait
RAC.: « J'ai fait
5 Ronger, creuser, percer, en parlant de certaines choses qui exercent ces actions.
CHATEAUBR.: « Les flots du lac, poussés par le vent, mordaient leurs rivages »
V. HUGO: « L'onde incendiaire [l'océan de flamme qui dévore Sodome] Mord l'îlot de pierre Qui fume et décroît »
Terme de gravure. Mordre une planche, ou faire
Terme de teinturier. L'étoffe mord la teinture, prend la couleur.
6 V. n. Exercer une action corrosive, entamer. L'eau-forte mord sur les métaux. L'eau-forte n'a pas assez mordu sur cette planche. La lime ne mord pas dans l'acier trempé.
BUFF.: « La rouille y mord [sur les fers] avec mille fois plus d'avantage que sur ceux dont la surface est garantie par la trempe »
SÉGUR: « Un chemin de glace où les pieds des chevaux, couverts d'un fer usé et poli, ne pouvaient pas
7 Terme de marine. Se dit de l'ancre dont la patte inférieure s'enfonce dans le sol.
Le vent mord au nord, il tend à passer vers le nord.
8 Faire impression sur.
LA FONT.: « La Parque et ses ciseaux Avec peine y mordaient [sur le sanglier] ; la déesse infernale Reprit à plusieurs fois l'heure au monstre fatale »
Absolument. Terme de peinture. Se dit des couleurs qui s'attachent à la toile.
9 Empiéter.
Mordre dans un mur, avancer dans un mur. Cette pièce de bois ne mord pas assez avant dans le mur pour y tenir ferme.
Terme de couturière et de tailleur. Il faut
En termes d'imprimerie, la frisquette mord, les bords de la frisquette empêchent quelques portions de papier de recevoir l'impression.
Les dents de cette roue ne mordent pas assez sur les ailes du pignon, elles n'engrènent pas assez.
10 Fig. Faire une critique de quelqu'un ou de quelque chose comparée à une morsure.
MALH.: « Elle va d'un pas et d'un ordre Où la censure n'a que
RÉGNIER: « Ainsi sur chaque auteur il trouve de quoi
BALZ.: « Leurs louanges mordent, leurs caresses égratignent »
LA FONT.: « Esprits du dernier ordre, Qui, n'étant bons à rien, cherchez sur tout à
SÉV.: « Que dites-vous de la beauté de cette retraite [du cardinal de Retz] ? le monde, par rage de ne pouvoir
SÉV.: « Votre peinture du cardinal Grimaldi est excellente ; cela mord »
RAC.: « Belle conclusion et digne de l'exorde. - On l'entend bien toujours : qui voudra
Mme DE CAYLUS: « Pour ne pas donner à la médisance le moindre sujet de
VOLT.: « L'envie veut
GILB.: « Dira-t-on qu'en des vers à
GILB.: « Chacun, vous dénonçant à la haine publique, Se dit : fuyez cet homme, il mord, c'est un critique »
Fig. Mordre en riant, faire, tout en plaisantant, quelque reproche incisif.
11 Se
Se faire des morsures l'un à l'autre. Ces chiens se sont mordus cruellement.
Fig. Ils ne se mordront pas, se dit de gens fort éloignés l'un de l'autre.
Fig. Se déchirer, se faire du mal.
VOLT.: « Très sots enfants de Dieu.... Ne vous mordez donc plus pour d'absurdes chimères »
PROVERBES
HISTORIQUE
XIème siècle
Ch. de Rol. LVI: Al destre bras lui morst uns vers [verrat] si mals
ib. CLXXXIII: Et porc et chien le mordent et defoulent
XIIIème siècle
la Rose, 8194: Et povreté fait pis que mort, Car ame et cors tormente et mort, Tant cum l'ung o [avec] l'autre demore
ib. 10488: Briement les nommerai sans ordre, Por plustost à ma rime
J. DE MEUNG: « Penssons que, quant li homs est ou travail de mort, Ses biens ne ses richesces n'i valent un chat mort, Ne li pueent oster l'angoisse qui le mort, Ne ce dont conscience le reprent et remort »
XIVème siècle
H. DE MONDEVILLE: « Tenailles à ce porpocionées, à ce que il [elles] puissent
ORESME: « Philotecles qui avoit esté mors d'un serpent appellé vipere »
XVème siècle
COMM.: « [à la bataille de Montlhéry] du costé du roy fust un homme d'estat, qui s'enfuit jusques à Luzignan, sans repaistre ; et du costé du comte [de Charolois], un autre homme de bien jusques au Quesnoy-le-Comte ; ces deux n'avoient garde de se
XVIème siècle
RAB.: « Lequel en son epitaphe se complainct estre mort pour estre mords d'une chatte au petit doigt »
LANOUE: « À present, quand on void quelcun à la cour avec l'habillement de l'an precedent, on lui dit : nous le conoissons bien ; il ne nous mordra pas »
LANOUE: « Quand quelqu'un estoit noté d'estre querelleux, on le fuyoit comme un cheval qui mord ou qui rue »
LANOUE: « Comme ceste avant garde faisoit bonne mine, ceulx de la religion ne l'osoyent aller
LANOUE: « M. le mareschal d'Anville estoit alors mordu des calomniateurs qui l'accusoyent d'avoir intelligence avec son cousin l'admiral »
CALV.: « Mordre en riant »
PARÉ: « Douleur poignante et mordante »
PARÉ: « Piqués ou mordus des bestes venimeuses »
PARÉ: « Je fus mords d'une vipere au bout du doigt index »
PARÉ: « Lorsque la partie morse devient purpurée, noire ou verdoyante »
MONT.: « Si j'oyois faire quelque conte où je ne peusse pas
MONT.: « Socrates avoit seul mordu à certes au precepte de se cognoistre »
MONT.: « Il faut leur faire baisser la teste et
MONT.: « Une volupté cuisante et mordante »
AMYOT: « Il adjouxta à son dire ce traict de risée : Un homme mort ne mord point »
AMYOT: « Bien souvent les sages et vrayes remonstrances mordent et irritent ceulx qui sont en malheur »
COTGRAVE: « On ne sçait qui mord ni qui rue »
ID.: « Tel rit qui mord »
ÉTYMOLOGIE
Provenç.
1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
("Je mords, tu mords, il mord; nous mordons. Je mordais. Je mordis. Je mordrai. Mords. Que je morde. Que je mordisse. Mordant. Mordu.") Serrer avec les dents. "Un chien l'a mordu, l'a mordu au bras. Ce chien mord les passants, leur mord les jambes. Être mordu d'un chien enragé. Il s'est mordu la langue."
Il s'emploie aussi absolument. "Ce chien mord, mord bien serré. Les poissons mordent à l'hameçon. Mordre dans un morceau de pain."
Prov. et fig., "Se
Prov. et fig., "S'en
Prov. et fig., "Chien qui aboie ne mord pas," Ceux qui font beaucoup de bruit ne sont pas les plus à craindre.
Prov. et fig., "Mordre à l'hameçon," se dit D'une personne qui se laisse séduire par une proposition qu'on lui a faite pour la surprendre.
Fig. et fam., "Mordre à la grappe," Saisir avidement une proposition, croire aveuglément à une promesse.
Poétiq., "Mordre la poussière," Être tué dans un combat.
Fig. et fam., "Il n'y saurait
2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
se dit aussi Des oiseaux, de quelques insectes, et de la vermine. "Le perroquet mord. Cet enfant est tout mordu de puces."
Il se dit figurément De plusieurs choses inanimées qui rongent, qui creusent ou qui percent. "L'eau-forte mord sur les métaux. L'eau-forte n'a pas assez mordu sur cette planche. La lime ne mord point dans l'acier bien trempé. Le burin a trop mordu en cet endroit. L'ancre n'a pu
En termes de Gravure, "Mordre une planche", ou "Faire
En termes d'Imprimerie, "La frisquette mord," se dit Lorsqu'un ou plusieurs des bords de la frisquette couvrent quelques portions de page, et les empêchent de recevoir l'impression. "La vignette mord sur les lettres," Elle avance sur les lettres.
En termes de Couturière et de Tailleur, "Il faut
"Les dents de cette roue ne mordent pas assez sur les ailes du pignon," Elles n'engrènent pas assez.
3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
signifie figurément, Médire, reprendre, critiquer, censurer avec malignité. "Il cherche à
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Verbe |
Je "mords", tu "mords", il "mord;" nous "mordons", etc. Je "mordois", ou "mordais", je "mordis", j'ai "mordu", je "mordrai", je "mordrois" ou "mordrais". "Mords"; que je "morde", je "mordisse"; "mordant", "mordu".
- 1°. Au propre, serrer avec les dents. 'Ce chien "mord les" passans. 'Cet enfant "a mordu" sa nourrice = Par extension, on le dit des oiseaux, et même des insectes, quoiqu'ils n'aient point de dents.
- 2°. Au figuré, médire, critiquer. En ce sens, il est "neutre". 'Il "mord", il pince tout en riant. 'Il cherche à "
Esprit du dernier ordre,
Qui, n'étant bon à rien, cherchez "sur" tout à "mordre".
"La Font."
On dit assez élégamment, même en prôse, "faire
Emplacement dans le dictionnaire :
| mordant mordelle mordette mordicant mordicus mordillé mordiller | mordoré mordorure mords more mõre môre | more ou maure moreau morées morelle moresque moret ou mouret morfondre |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Pierre LOTI (Pêcheur d'Islande)...gros ballon triste, flottant dans l'air à quelques mètres au-dessus des eaux. La pêche allait assez vite ; en regardant dans l'eau reposée, on voyait très bien la chose se faire : les morues venir mordre, d'un mouvement glouton ; ensuite se secouer un peu, se sentant piquées, comme pour mieux se faire accrocher le museau. Et, de minute en minute, vite, à deux mains, les pêcheurs rentraient leur...
Citation n°2 de Alfred JARRY (Ubu Roi)
...de faim. Mère Ubu, tu es bien laide aujourd'hui. Est-ce parce que nous avons du monde ? Mère Ubu, haussant les épaules. -merdre ! Père Ubu, saisissant un poulet rôti. -tiens, j'ai faim, je vais mordre dans cet oiseau. C'est un poulet, je crois. Il n'est pas mauvais. Mère Ubu. -que fais-tu, malheureux ? Que mangeront nos invités ? Père Ubu. -ils en auront encore bien assez. Je ne toucherai...
Citation n°3 de Émile MOSELLY (Terres lorraines)
...: un geai piaillait dans une cage, un hérisson tantôt se roulait en boule, et tantôt égratignait le plancher de son trottinement menu ; un jeune renard, enchaîné au pied de la table, cherchait à mordre, dès qu'on l'approchait. On respirait une odeur pénétrante de fruits sauvages, mûrissant sur les rayons du placard. Il savait, ce vieux garde, dans quel tronc de chêne creux les abeilles faisaient...
Citation n°4 de Paul ADAM (L'Enfant d'Austerlitz)
...hurlèrent et gémirent. Enveloppé dans les cinglements du fouet, l'animal s'élança, la queue sous le ventre, le corps dardé pour la fuite. Deux fois la lanière lui coupa le poil roux. Omer crut mordre comme mordait le cuir du fouet. Il serra les dents. Un long cri du chien se lamenta. L'enfant trépigna de bonheur. Il était la cause de ce qui domptait. Dorénavant son astuce ménagea de semblables...
Citation n°5 de Paul ADAM (L'Enfant d'Austerlitz)
...du geste libérateur. Bientôt ils l'estimèrent dangereux, ces garçons aux rageuses étreintes, et qui rompaient d'un seul coup les bâtons. De la lutte, Omer se relevait toujours, hargneux, prêt à mordre, les poings devant, et il pouvait reconquérir le bonnet de police, son insigne, enlevé par l'insolence d'un faquin. Sa tête saisie dans un bras, et si étroite que fût la serrée, Omer parvint...
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